Black Wolf


 
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Black Wolf ferme ses portes
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 On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]

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Latchula
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MessageSujet: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Sam 09 Jan 2010, 20:24

    Elle a grandit. Aussi belle et fière que le soleil levant, son pelage d’ébène rappelle le mystère de la nuit sans lune. Seulement, il n’y a personne pour la voir. Il n’est plus avec elle depuis longtemps. Il a disparu de sa vie quand il est devenu dominant, ils se sont perdus de vue et elle ne sait pas pourquoi. Peut-être est-il trop débordé par ses devoirs de chez de meute… Cependant, elle ne L’oublie pas, Lui qui l’a vue grandir en veillant sur elle comme un grand frère. Plus sage qu’elle, Il savait la reprendre gentiment lorsqu’elle dépassait les limites. C’est Lui qui lui a apprit à chasser. Flairer, écouter, observer. Faire un avec la nature pour devenir invisible aux yeux des herbivores. Bien qu’ayant d’abord préféré les éphémères colorés aux rongeurs qu’Il lui désignait, elle s’était révélée très bonne élève. Elle se souvient encore du jour où elle avait dû faire ses preuves. Sa proie, choisie par le chef des chasseurs, était un jeune daim. La traque avait été longue mais Son enseignement avait porté ses fruits. La bête avait fini par tomber morte à ses pattes, près d’une cascade. Elle avait réussi, elle était intégrée chez les chasseurs, ceux qui nourrissent la meute. Et c’était une fierté. Maintenant, elle est leur chef.

    Aujourd’hui, la proie est plus grosse. Plus rapide aussi… Le cerf s’élance dans la forêt, alerté par ces traîtres d’oiseaux. Pourtant elle ne s’inquiète pas. La pensée de pouvoir louper son coup ne l’effleurant même pas un seul instant. La louve sait qu’elle aura le dessus à la fin. La patience est une des vertus des chasseurs, elle a apprit à attendre le bon moment tapie dans les sous-bois, à patienter le temps que la proie passez assez près pour pouvoir bondir. Le cervidé ne se doute pas qu’elle se cache derrière le tronc abattu non loin de lui et les volatiles bruyants ne sont plus là pour le faire fuir. Cependant il est inquiet. Il se doute bien qu’elle n’a pas abandonné dès le début. La survie se jouera au plus endurant… L’animal majestueux frotte ses bois contre un grand chêne, comme s’il voulait les aiguiser. Il y aura une lutte acharnée. Et mortelle.

    C’est son défi : s’en prendre à plus gros qu’elle. Seule. La vanité peut pousser à faire des folies… Mais elle veut prouver qu’elle peut faire des choses impressionnantes, peut-être pour montrer au dominant qu’elle n’a plus besoin de personne pour se débrouiller, que s’Il est trop occupé à ses affaires, elle, elle ne demande pas sa présence.
    Parce qu’elle est triste de ne plus Le voir et qu’elle veut y trouver une raison.
    Parce qu’elle déteste quand un loup lui manque.
    Elle prépare aussi ses armes. Le silence l’entoure quand elle se déplace. Elle est devenue fantôme. Et elle va prendre la vie de l’animal apeuré. Elle entendrait presque les battements affolés de son cœur, s’imaginant le sang chaud coulant dans sa gorge.

    La course commence. Elle se jette à sa poursuite alors qu’il bondit au-dessus des fossés, des cours d’eau et des troncs d’arbres tombés à terre, vaincus par l’orage et la tempête des jours précédents. Les halètements de la proie et de son prédateur témoignent de la fatigue qui les prend. Mais la louve va gagner. Le cerf vient de s’arrêter devant un cours d’eau tumultueux et fait demi-tour pour tomber face à face avec les crocs de la Ténébreuse. Les grondements sourds qui s’élèvent de sa poitrine font reculer l’animal qui baisse la tête pour menacer son agresseur. Celle-ci se jette sur la bête, ses crocs d’ivoires découverts, pour l’attaquer à la gorge. Mais c’est sans compter le barrage des bois. Elle se fait projeter plus loin sans avoir réussi à l’atteindre. Le cerf est toujours coincé entre elle et la rivière, et Latchula ne tarde pas à se relever, quelque peu énervée. Il est à sa merci…
    Nouvelle attaque. Il n’est pas prêt et elle plante ses griffes dans le dos de l’animal, cherchant à monter dessus. Encore une fois, elle se fait éjecter par une ruade. Cependant, ce n’était pas vain : il est blessé. Seulement, la peur fait le courage idiot et il se précipite vers le torrent. Ce qu’aucun des deux n’avait encore vu, c’est la sorte de pont instable en rondins de bois. Quand le cervidé le découvre, il se risque aussitôt dessus et par chance ne glisse pas. Mais elle est plus à l’aise que lui sur ce genre de support et le rejoint très vite. Malheureusement, la ruade qu’il lance atteint la louve à la tête et les fait chuter tous les deux. Tombé du bon côté, le cerf est emporté par le courant, il pourra sûrement rejoindre la rive s’il garde la tête hors de l’eau. Elle, complètement assommée, elle est coincée entre le tronc et l’eau.

    La pression de l’eau contre son corps est telle que la douleur la sort des vapes. Elle veut crier, appeler à l’aide, mais elle n’y arrive pas. Sa gueule est déjà noyée. Ses yeux se ferment pour échapper aux gouttes. C’est la fin, elle est perdue… Son esprit s’égare vers des souvenirs. Deux loups au poil sombre sont penchés au-dessus d’elle. Latchula. Latchula… Elle s’appelle ainsi. Ses parents répètent son nom comme une berceuse. Mais elle doit résister. Ne pas dormir…
    Et puis tout devient noir. Elle perd conscience de ce qui l’entoure, pour oublier ce qui reste et se laisser écraser sans plus réagir. Elle n’en a de toute façon pas la force.

    La Mort rôde jeune louve, mais tu as encore tant à découvrir…

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Dernière édition par Latchula le Dim 17 Jan 2010, 14:09, édité 1 fois
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Somewhere
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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Dim 17 Jan 2010, 09:54

    Ils allaient mourir. Là, broyés par les eaux du fleuve qui exerçaient une pression à leur rompre les os. Lui sentait son corps partir vers l’avant. Elle, luttait toujours pour sa survie. La gueule hors de l’eau en quête d’air, elle avait planté ses yeux terrifiés dans les siens et leurs prunelles s’agrippaient l’une à l’autre. Dedans il pouvait y lire la même terreur qui lui broyait l’estomac. Ils allaient mourir…
    Au moins ils seraient à deux.
    Comme avant.
    Comme toujours.

    -

    Somewhere ignorait l’heure qu’il était lorsqu’il se mit en chasse. Un jeune mâle cervidé avait traversé la ligne olfactive de ses sens. Il l’avait estimé à une centaine de mètres et sans plus hésiter s’était lancé à sa poursuite, se glissant entre les fougères. Le cerf trottinait rapidement en direction des Chutes. Le loup ignorait pourquoi sa course était si rapide, il était trop loin pour être repéré. Il poursuivait tout de même sa traque, franchissant les obstacles naturels sans perdre de terrain sur sa proie. Au bout d’une dizaine de minutes à s’éviter, Somewhere comprit soudain pourquoi le cerf allait si vite et pourquoi il avait l’air de changer constamment de direction. Un autre loup était présent. Chassant le même animal mais dans la direction opposée. Un sourire amusé traversa la gueule du grand mâle. Le plus rapide gagnerait le cervidé. Sans plus attendre, il forçat l’allure et bifurqua vers l’ouest pour couper la route à sa proie. Il allait passer le long du fleuve qui se jetait ensuite d’une immense falaise en arc de cercle pour former les Chutes de l’Evasion, ainsi il arriverait juste devant le cerf et l’autre loup. Obliquant vers la gauche, il offrit son museau au vent et capta les diverses informations qu’il lui apporta. L’une d’elles le cloua sur place, l’arrêtant net dans sa course.

    Elle ?
    Non…
    Impossible.
    Et pourtant…

    Le cœur transporté de bonheur, il bondit en avant comme s’il lui avait soudain poussé des ailes et c’est le regard illuminé d’un immense sourire qu’il jaillit hors des fourrés et chercha sa petite sœur de cœur des yeux. Ne la trouvant pas, le sourire mourut sur ses lèvres et son cœur s’emballa. Ses yeux fouillèrent la berge. Personne. Pourtant c’était bien son odeur qu’il avait attrapée dans l’air tout à l’heure. Sa respiration fit une violente embardée lorsque son esprit émit l’éventualité qu’elle soit tombée dans l’eau. Non… Pas Latchula. Il fit un pas hésitant dans la direction du fleuve. Un tronc était étendu en travers. Il n’arrêtait pas le débit furieux du fleuve qui semblait s’acharner contre cette masse noire qui ressemblait vaguement à…

      « LATCHULA ! »


    Un cri. Un seul. Latchula ne l’avait sûrement pas entendu avec le vacarme du torrent mais cela n’avait pas grande importance. Somewhere analysa rapidement les solutions qui s’offraient à lui. Son esprit de réflexion marchait à toute allure. Latchula était en danger. Sa petite sœur ! Il ne savait pas comment elle s’était débrouillée, par quel sort du destin était-elle tombée, mais cela non plus n’avait pas d’importance immédiate. Il devait la sauver. Le tronc contre lequel elle essayait de grimper semblait pris dans des rochers, il restait en surface grâce au monticule de pierres accumulées en dessous mais il était trop imposant et bien trop lourd pour que le courant l’emmène plus loin. Ils avaient du glisser. Elle et le cerf. Mais la malchance avait orchestré la mort de Latchula. Elle était tombée du mauvais côté du tronc. Somewhere gronda contre ces forces immatérielles qui semblaient ne reculer devant rien pour détruire le bonheur qu’il construisait chaque jour. Fronçant le museau, il bondit sur le tronc rendu glissant par l’eau qui passait par-dessus par instants. Ses griffes se plantèrent dans l’écorce. Il tendit le cou vers la louve qui se débattait comme un beau diable contre les eaux tumultueuses. Leurs regards se croisèrent. Il ne parla pas et ouvrit grand la gueule pour attraper la peau du cou de Latchula. Par deux fois il manqua de tomber dans l’eau, le courant faisait trembler le tronc et déstabilisait l’équilibre de Somewhere. Lorsqu’il sentit enfin la fourrure humide dans sa gueule, il serra les crocs pour être certain de ne pas la lâcher. Il l’entendait suffoquer. Il devait faire vite.

    Soudain un remous plus puissant que les autres vint frapper de plein fouet l’extrémité du tronc. L’équilibre de Somewhere tanga dangereusement. Il tomba à plat ventre sur l’écorce et ne dut sa vie sauve qu’à ses énormes masses de muscle. S’arquant contre le tronc pour épouser sa forme, il refusa de se laisser emporter par le courant. Cependant il lisait dans le regard de Latchula la même peur qui pulsait en lui à cet instant.

    Ils allaient mourir.
    Au moins ils seraient à deux.
    Comme avant.
    Comme toujours.

    -

    Non ! Somewhere banda ses muscles et fit l’effort surhumain de se redresser, de lutter contre cette masse qui l’écrasait, le plaquait contre le tronc pour l’empêcher de se relever. Il tenait toujours Latchula entre ses crocs. Il ne l’avait pas lâchée. Il sentait sa peur se répandre en lui, elle la lui communiquait mais il devait lutter. Croisant ses grands yeux effrayés, il lui offrit une certitude. Forgée par son grand cœur.

    Je ne te laisserai pas tomber.
    Je ne t’abandonnerai pas à une fin atroce.

    Les pattes de Somewhere se mirent à trembler sous l’effort qu’il leur demandait. Comprenant qu’il n’aurait qu’une seule chance de tirer Latchula de l’eau et de la ramener sur la terre ferme, il ferma les yeux et se concentra sur l’instant qui allait se produire. Ce ne devait être qu’un seul geste. Une extension de sa pensée. Il ne devait pas réfléchir. Il avait juste à agir. Prenant une profonde inspiration, il mordit plus fort la peau du cou de la louve. Et tant pis s’il lui faisait mal à l’instant. Il ne supporterait pas de la voir morte. Il rouvrit les yeux.

    Un seul geste.
    Le loup tira un grand coup en l’air, se dressa sur ses pattes postérieures et envoya son amie sur la berge. Il retomba sur le dos mais ne prêta pas attention à la douleur qui le lançait dans la colonne et les pattes. Il devait sortir à son tour de la situation. Il n’aurait pas la force de courir alors il bondit le plus loin qu’il put et s’étala de tout son long dans la poussière. A l’abri.
    Enfin.

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Latchula
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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Dim 17 Jan 2010, 14:09

    Elle rêvait. La mort ne pouvait être aussi belle. Elle rêvait donc. La traque, le courant, la douleur, tout n’était qu’imagination. Et seule son imagination pouvait Le faire apparaître à un tel moment, dans une telle situation. Seul son inconscient pouvait reproduire Son odeur avec une telle perfection. Et son cri de douleur en la voyant. Non, la mort ne pouvait pas lui reproduire cela, bien qu’elle eût préféré car elle n’en souffrirait que davantage en se réveillant. Il lui manquait tant…
    Et pourtant, elle cru être bien éveillée quand elle le vit. Ses paupières closes s’étaient ouvertes sur son regard terrifié. Il craignait qu’ils meurent. Elle craignait de le perdre. Mais s’ils mourraient, ils seraient tous les deux, et même la mort ne saurait plus les séparer. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur. Parce qu’elle sentait la vie en elle. Parce qu’elle ne voulait pas perdre la vie qu’elle allait donner. Parce que même si elle n’était pas prête, elle se sentait le courage d’essayer.
    Elle gardait les yeux ouverts dans son rêve, elle savait que si elle les refermait, elle Le perdrait de nouveau. Il s’éloignerait comme elle l’avait fait avant. Et cette idée lui était intolérable. Aussi planta-t-elle ses prunelles dans les Siennes pour se convaincre qu’il était bel et bien là, qu’il allait la sauver, la protéger. Dame Faucheuse allait devoir attendre, son heure n’était pas encore arrivée. La douleur qu’exerçait la force du courant contre ses côtes était insupportable et lui donnait un air effaré qui se transforma en épouvante quand elle vit Somewhere glisser dans l’eau.

    NON ! Pas Lui ! Pas son frère, son amour, sa vie. Pas le seul loup qui comptait. Elle ne pourrait se remettre de l’idée qu’elle puisse avoir causé sa mort, quand bien même elle aussi eût-elle succombé.

    Une nouvelle douleur lui tira un cri silencieux. Ouvrant la gueule comme pour hurler, elle n’entendit que le silence tumultueux du fleuve s’acharnant sur leurs pauvres corps cassés. Somewhere avait raffermi sa prise dans son coup, la mordant à sang. Que comptait-il faire ? Abréger ses souffrances ? Qu’il fasse. Elle aurait au moins la jouissance de mourir par la volonté de son ami et non par celle du sinistre destin.

    Ce fut à ce moment qu’elle comprit que tout était réel. Le délire la prenait, elle était sortie du rêve. Maintenant, elle avait réellement peur. Peur pour lui. Peur de ne plus pouvoir se réveiller pour interrompre ce cauchemar. Peur d’être la cause de Sa fin.

    Prunelle de mes yeux.
    Reste en vie.
    Ne meurs pas par ma faute.
    Je ne le mérite pas. Je ne le mérite plus.

    Un dernier regard désespéré, un appel de détresse. Il devait la lâcher et essayer de s’en sortir seul. Elle, elle n’avait plus le choix. Déjà le froid de l’eau ne lui paraissait plus si mordant et la vie en son être lui semblait disparue.

    Prunelle de mes yeux.
    Reste en vie.
    Ne meurs pas par ma faute.
    Je ne le mérite pas. Je ne le mérite plus.

    La folie la tenait, elle aurait même pu se hisser sur le tronc si elle l’avait voulu, sa névrose lui apportant assez de force pour survivre. Mais elle avait perdu tout espoir quand à son issue.

    Puis la mâchoire serrée du mâle se déverrouilla, envoyant son corps inerte dans les airs. Un bruit mat témoigna de sa réception sur la berge. Mais elle avait de nouveau perdu conscience.

    Elle n’entendit pas le souffle court, la respiration haletante de Somewhere. Elle ne le vit pas atterrir à ses côtés, s’affaler dans la poussière. Elle ne sentit pas son soulagement. Seule la vie en elle semblait manifester sa présence dans son esprit endormi. Les ténèbres quittèrent peu à peu son être et la raison lui revint par bribes. Lentement, très lentement, elle reprit conscience du monde qui l’entourait. Plus lentement encore, elle comprit qu’elle était toujours vivante, et que Lui aussi. Mais elle ne bougea pas. N’ouvrit pas les yeux. Elle était fatiguée. Si fatiguée…

    Mais ils étaient vivants. Tous les deux. Et ils étaient de nouveau réunis.
    Enfin.

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Dim 17 Jan 2010, 17:53

    Vivants. Ils étaient vivants. Tout son être scandait cette phrase à ses muscles exténués. Sa respiration était saccadée, sifflante. Son cœur et ses poumons ne parvenaient pas à s’accorder sur une lente et profonde respiration, il sentait la chamade de l’un, le désordre des autres. Fermant les yeux, il essaya de prendre une grande inspiration mais s’étrangla et dut tousser à plusieurs reprises pour évacuer la poussière qui s’était immiscée dans son organisme. Les paupières toujours closes, il pensa à Latchula. Il ne l’entendait pas mais ne doutait pas qu’elle soit vivante, affalée non loin de lui. Elle devait être tout aussi brisée de fatigue que lui. Défier la mort nous laisse toujours vidé d’énergie.
    Il pensa à la chance qu’il ait suivi le cerf lui aussi. Si tout s’était passé comme prévu sans que lui n’intervienne, Latchula serait peut-être morte noyée à l’heure qu’il est. Un violent frisson le secoua, lui faisant ouvrir les yeux. Si elle mourrait, c’était un morceau de son cœur, de tout son être qui s’en irait avec elle. Ils avaient tant partagé de pensées, de paroles, de blessures. Ils se connaissaient par cœur. Leur affection prenait une telle place dans leur cœur, une telle ampleur qu’amour, amitié et fraternité étaient entremêlés et il n’y avait qu’eux pour savoir faire la nuance. Somewhere aimait Latchula mais d’un amour unique. Qui ne ressemblait à aucun autre. Ce n’était pas celui qu’on aperçoit dans le regard de nos parents, ni celui qu’on ressent dans les baisers passionnés de deux amants. C’était autre chose. Différent. Un amour désintéressé. Il ne cherchait pas le sien. Il lui offrait juste son amour. Sans espérer qu’elle l’accepte. Il ne la forçait jamais à rien. Elle était reine. Il était son protecteur, l’ombre dans ses pas, l’abri sous lequel se réfugier, la fourrure dans laquelle se lover quand le monde détruit vos rêves. Son ange gardien.

    Son ange.
    Un sourire empreint d’amusement se dessina sur ses babines entrouvertes. Un ange ! Il était loin de l’être. Non pas qu’il soit un monstre sans cœur et sans émotion mais il savait pertinemment que certains de ses actes et de ses choix n’auraient pas été attribués à un ange. Non en fait le mot ange n’avait pas sa place au-dessus de sa tête. Il était son gardien. Veilleur de ses nuits, détenteur de ses secrets. Il lui avait offert le jour, elle l’avait emmené au travers de ses nuits. Ensemble ils avaient cherché la beauté de chaque chose mais s’étaient perdus dans leur quête. Lui s’était offert à sa place de dominant et elle… qu’avait-elle fait ?

    Son corps était écrasé de fatigue, il avait l’impression qu’il aurait pu s’enfoncer dans le sol tellement cette sensation pesait sur son thorax. Pourtant il se forçat à bouger. Il voulait savoir si Latchula allait bien et ce qu’elle avait fait tous ces mois, sans lui. Une fois qu’il eut relevé la tête, il la tourna avec lenteur pour voir la louve étendue derrière lui. Elle ne bougeait pas. Somewhere sentait ses paupières lourdes… Si lourdes… Crispant les mâchoires, il bascula sur le ventre et étendit ses pattes devant lui pour coucher sa tête pesante dessus, tâchant de garder les yeux ouverts. Il avait envie de dormir mais il ne pouvait le faire sans s’être assuré au préalable qu’elle allait bien. Cette pensée suffit à le maintenir assez éveillé pour qu’il trouve la force en lui de se lever. Ses pattes tremblèrent sous son poids et il se perdit quelques secondes dans la contemplation de l’eau dégouttant de son pelage aplati. Le temps pour son corps de mobiliser les dernières parcelles d’énergie pour le faire tenir debout. Sa respiration était moins essoufflée, il respirait plus calmement. Ses pattes ne tremblèrent bientôt plus, elles se contractaient spasmodiquement pour garder l’équilibre.
    Le loup se pencha vers son amie. Son museau passa sur le corps trempé et immobile. Il ne s’arrêta qu’une brève seconde au niveau de la poitrine. Pour sentir le cœur battre. Puis reprit sa balade. Il donnait des coups de langue ça et là. Chuchotant son prénom. Murmurant un encouragement. Sa fatigue s’estompait à chacun de ses gestes. Il était tout entier concentré à sa tâche, refusant de penser à son corps exténué qui ne demandait qu’à dormir. D’abord Latchula. Ensuite il penserait à lui.

    Son propre pelage commençait déjà à sécher, il s’était secoué plusieurs fois pour être sec plus rapidement. Le soleil chauffait paresseusement comme un début de printemps mais Somewhere sentait qu’il était moins trempé qu’avant. Pour aider Latchula à se réveiller, il s’allongea à ses côtés et lécha tendrement son museau tout mouillé en l’enveloppant d’une voix chaude et rassurante :

      « Allez Latchula. Réveille-toi maintenant. »

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Latchula
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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Dim 17 Jan 2010, 20:28

    Peu à peu, ses sens lui revenaient. Le toucher d’abord. Son corps meurtri était allongé sur un sol dur et poussiéreux. Elle devait avoir une côté brisée car au moindre mouvement le plus infime, une douleur lui déchirait le flan, résonnant dans son cerveau comme un sifflement incessant. Elle sentait aussi comme une présence à côté d’elle. Un museau fourrageant dans son poil ruisselant, une langue humide léchant chaque parcelle de son pelage. Le goût apparu avec une sensation âpre dans sa gueule. Sa langue avait gonflé, mordue lors du choc contre l’arbre. L’eau glacée qui la noyait avait anesthésié la douleur et ce n’était que maintenant que le liquide chaud et poisseux coulait dans sa gorge. Mais ce n’était rien, juste de quoi la réveiller un peu plus. Le sifflement qui résonnait dans son crâne lui permettait difficilement d’entendre ce qui se passait autour d’elle, mais la respiration d’un autre animal était audible. Il était tout près. Ce devait être lui qui s’occupait ainsi d’elle. Mais dans quel but ? Voilà qu’elle avait oublié… Quand une voix chaude et réconfortante vint l’envelopper, les souvenirs déferlèrent en elle en un film accéléré. C’était le même ton qu’un louveteau avait utilisé avec elle lorsqu’elle était plus jeune. Somewhere. Il aimait la protéger comme un frère prend soin de sa sœur. Mais ce ne pouvait être lui. Ce ne pouvait être ce jeune louvard à ses côtés, là, maintenant. Non. C’était juste un loup blanc. Elle se rappelait avoir croisé son regard. Avoir souhaité qu’il ne meure pas, comme si c’était Lui. Mais elle n’en était plus si sûre. Le froid avait engourdit son odorat et l’odeur qu’elle avait cru percevoir dans le feu de l’action n’était plus qu’un souvenir. Le mâle qui se tenait près d’elle n’avait pas d’odeur. Ou était-ce selle qui ne voulait pas la trouver ? En cherchant bien, elle découvrit la touche boisée caractéristique de la meute. Oui, elle appartenait à une meute. Une meute qu’elle avait abandonné un moment, mais les raisons de cet abandon étaient encore troubles dans son esprit. Cette effluve épicée qui monta jusqu’à elle renforça le soupçon en elle. Somewhere avait cette odeur là. Elle en était certaine.

    Ses pensées étaient si embrouillées qu’elle n’en suivait plus le court, les laissant divaguer, faire le pour et le contre, choisir le oui ou le non. Un coup elle voulait se lever pour fêter son frère, un autre c’était pour punir un inconnu d’oser l’approcher ainsi. La lutte pour la vie l’avant tant exténué qu’elle était incapable de résonner. La dernière solution restait de se fier à sa vue. Mais pouvait-elle avoir confiance en elle-même à présent ? C’était pourtant la seule façon de se fixer…

    La lumière l’aveugla, la forçant à refermer les yeux d’un coup pour échapper aux picotements. Mais elle voulait savoir. Elle était pressée d’être enfin soulagée par sa présence, ou au contraire anéantie par son absence. Il fallait qu’elle sache. Maintenant.
    Le soleil entra une nouvelle fois dans ses yeux, les brûlants au passage. Mais elle tint le coup et leva la tête vers le museau qu’elle sentait tout proche. Elle voulut parler, rassurer celui dont elle ignorait encore la véritable identité, mais les mots coincèrent dans sa gorge, bloqués par le sang qui coulait toujours de sa langue, ce qui l’obligea à tousser. A bouger. Aussitôt, la douleur déchira de nouveau son flan, mais elle réussit à en faire abstraction et put enfin parler.

    « Est-ce bien toi ? Est-ce bien toi Somewhere ? »

    Le regard qu’elle lui lança aurait remplacé toute question, mais s’entendre parler renforçait sa sensation d’être vivante. Elle avait besoin d’exprimer ses craintes de vive voix.

    « Dis-moi si c’est toi, ne me mens pas. Je t’en supplie… »

    Elle aurait tout donné pour que, Somewhere ou non, le mâle confirme ses dires. La réconforte. Prenne soin d’elle. Et de la vie en elle. Car plus que jamais elle sentait cette chaleur dans son ventre, cette vie qui bientôt sortirait d’elle. Au fur et à mesure qu’elle grossissait, les êtres qu’elle portait prenaient forme, et pour rien au monde elle n’aurait voulu qu’il leur arrive quelque chose.

    Mais Lui ? Que dirait-il quand il l’apprendrait ? Approuverait-il ? Après tout, ce n’était pas sa faute, c’était celle de l’autre mâle. Mais le dominant Black autoriserait-il sa progéniture à rester en ce bas-monde ? La laisserait-il rester au sein de la meute ? S’il la rejetait, Latchula partirait. Ce serait le plus simple. Mais cela lui déchirerait le cœur.

    Cependant, le moment n’était pas à ces questions, aussi planta-t-elle son regard désespéré dans celui réconfortant du loup. Elle en était presque certaine à présent. Somewhere était bien là, allongé à ses côtés, attendant son retour complet à la vie. Il ne suffisait plus qu’il le dise à haute voix, car elle ne pouvait faire totalement confiance à ses yeux qui savaient la bercer d’illusions.

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Sam 30 Jan 2010, 18:28

    Même si elle ne bougeait pas encore, Somewhere savait qu’elle l’entendait et c’est pourquoi il continua plusieurs secondes à lui parler doucement, gentiment mais avec fermeté. Il avait déjà vécu cette situation une fois, il était inconscient et il entendait une voix près de lui, s’y accrochait comme un noyé à sa bouée. Il savait donc que Latchula l’entendait et que sa voix était son seul repère. C’était juste une question de temps pour qu’elle ouvre les yeux. Il vit ses paupières papillonner sous l’éclat du soleil. L’air s’infiltra dans ses poumons qui devaient contenir encore un peu d’eau, elle toussa plusieurs fois puis sembla s’agiter soudainement. Elle parla avec une voix inquiète, presque suppliante.

      « Est-ce bien toi ? Est-ce bien toi Somewhere ? »


    Elle le regarda dans le fond des yeux. Elle craignait de ne pas le reconnaître. Non. Elle ne le reconnaissait pas. Somewhere eut un léger pincement au cœur mais ce bref instant de douleur ne dura pas car il savait qu’il avait beaucoup changé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Il était devenu un loup, elle une louve et tous deux semblaient avoir dépassé l’enfance pour entrer dans l’âge adulte.

      « Dis-moi si c’est toi, ne me mens pas. Je t’en supplie… »


    Pourquoi ne répondait-il pas à ces grands yeux suppliants ? Pourquoi ne la rassurait-il pas immédiatement ? Pourquoi tout à coup se sentait-il blessé ?

    Elle ne l’avait pas reconnu tout de suite.
    Pourquoi ?
    Comment ?

    Lui n’avait pas eu une seule hésitation. Pourquoi elle en avait-elle eu une ? Cette minuscule hésitation, ce doute infiltré en elle qui froissait le cœur de son ami. Il maudissait sa fierté, cette foutue fierté qui l’éloignait de sa meilleure amie, de sa sœur, de l’être précieux qu’elle représentait pour lui. Fronçant les sourcils d’un air furieux, il ferma les yeux et finit par laisser un grand sourire s’épanouir sur sa gueule. Il reprit le contrôle de lui-même et rouvrit les yeux dans ceux de Latchula.

      « C’est moi Latchula. C’est Somewhere. Ne t’inquiètes pas, je suis là. »


    Et c’était vrai. Il était là. Près d’elle. Contre elle. A lui parler tendrement, occultant les pensées qu’il avait eues plus tôt pour ne pas perturber Latchula. Elle semblait si éreintée, si déboussolée aussi. Elle d’ordinaire si sûre d’elle et de ses opinions, aujourd’hui elle avait l’air de douter de tout, même de son frère de cœur. Il s’en voulut d’avoir eut cet instant de faiblesse, cet orgueil blessé qui n’avait pas sa place dans leur relation. Latchula venait de vivre un moment éprouvant, elle ne l’avait pas vu depuis plusieurs, c’était autant de facteurs qui confirmaient le fait qu’elle ait douté que ça soit lui au départ. Oui c’était ça. Elle n’avait pas douté de lui mais d’elle. De ses yeux surtout. Il ne devait pas lui en vouloir, au contraire il devait l’aider à se rappeler, la rassurer, la réconforter.

      « Ca fait longtemps que je ne t’avais pas vu. Qu’as-tu fait pendant tout ce temps ? »


    ( T'as le droit de me frapper, c'est vraiment nul j'ai l'impression d'avoir écrit ça n'importe comment xD C'est éparse, ça n'a pas de sens.. 'fin bref i'm sorry TT )

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Sam 30 Jan 2010, 21:05

    Un éclair d’étonnement, de douleur passa dans le regard du loup blanc. Pourquoi ? Avait-elle dit quelque chose de mal ? Elle ne s’en était pas rendu compte, mais elle sentait que c’était de sa faute. Alors qu’elle le suppliait de la réconforter, lui attendait, faisant monter en elle un doute encore plus grand. Elle espérait tellement que ce soit Somewhere qu’elle ne saurait comment réagir s’il lui annonçait le contraire. Sûrement s’emmurerait-elle dans un mutisme troublant, se refermant sur elle-même pour ne plus avoir à faire face à d’autres déceptions.

    Peut-être l’avait-il deviné car il la rassura tendrement. Sa douce voix l’enveloppa comme la meilleure des protections. Il était avec elle, elle ne risquait plus rien, il ne laisserait rien lui arriver. Elle avait en lui une confiance débordante. Peut-être trop. Mais il était plus facile de se bercer d’illusions plutôt que d’affronter les déceptions, même si c’était mal. Et puis, plus jeunes, il avait toujours été là pour elle, pourquoi cela changerait-il maintenant ? Elle avait grandit, était devenue capable de se débrouiller seule, cependant elle aimait compter sur lui.


    « Ca fait longtemps que je ne t’avais pas vu. Qu’as-tu fait pendant tout ce temps ? »

    Cela faisait trop longtemps même. Et c’était de sa faute. Elle était partie pour une raison qui ne lui était toujours pas revenue. Elle s’était exilée, en quelque sorte, et n’était réapparu que depuis seulement quelques jours, ou semaines. Elle ne faisait plus attention au temps qui passait, comme si c’était inutile que de compter les jours et les nuits. Elle savait juste qu’elle était restée trop longtemps loin de lui. Et qu’elle ne recommencerait jamais. Jamais.

    « Tu m’as manqué. »

    Etait-ce vraiment une réponse ? En un sens, oui. Elle se souvenait avoir pensé à lui chaque fois que l’astre de feu s’était levé, chaque fois qu’il s’était couché, et avoir chanté son manque à la lune. Sous les lumières de la nuit, elle avait rêvé de sa jeunesse, sous les flocons de l’hiver, elle avait imaginé son retour dans la meute. Et elle était revenue. Pour le revoir.
    Elle le voyait.

    Il avait tellement changé… Elle aussi sûrement. Ou était-ce du à sa fatigue ? Non. Il devenait chaque jour un peu plus mature, plus sage. Il devait faire un très bon dominant, elle n’en doutait pas.
    A son tour, elle sourit. Une grimace due à la douleur que lui provoquait sa côte, plus qu’un sourire, mais son regard parlait mieux que ses expressions et dans ses prunelles brillait une joie nouvelle.

    Mais elle devait lui dire, lui expliquer ce qui lui était arrivé. Pourtant, elle aurait tout donné pour échapper à cela, mais c’était nécessaire. Elle ne pourrait pas lui cacher plus longtemps, aussi continua-t-elle en détournant le regard.

    « J’ai rencontré un loup… »

    Ce n’était peut-être pas la bonne façon d’annoncer la chose, il pourrait se méprendre, mais elle n’avait pas su retenir ses mots. Que dire ? Il m’a parlé de toi puis a abusé de moi ? Non. Elle ne pouvait pas. C’était trop dur.
    Le temps passait et elle ne trouvait pas quoi ajouter d’autre, ou ne savait pas comment le formuler. Elle finit tout de même par rouvrir la gueule et laisser les mots rouler sur sa langue.

    « Tu… Tu le connais. Et je veux que tu m’expliques ce qu’il s’est passé entre toi, Nameless Suffering, et sa sœur. »


    Elle ne dirait rien d’autre tant qu’elle ne saurait pas ce qu’elle voulait.

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Sam 06 Fév 2010, 17:53

      « Tu m’as manqué. »


    Le loup sentit son cœur se gonfler d’amour. Cette phrase signifiait une chose primordiale à son équilibre. Il lui avait manqué autant qu’elle lui avait manquée. Ils avaient pensé l’un à l’autre, espérant se rapprocher par la simple force des esprits. Cela n’avait pas marché mais ils avaient essayé, tout le temps. Et ce perpétuel effort de conscience, l’absence qui avait pesé sur Latchula ravissait le cœur égoïste de Somewhere. Il savait que c’était mal, en quelque sorte, d’être animé d’un sentiment de plaisir alors que son amie avait souffert de son absence mais cela signifiait ô combien leur relation était réciproque. Il ne pouvait s’empêcher d’être heureux d’avoir manqué à sa petite sœur de cœur. Parce qu’elle lui avait manqué tout aussi douloureusement.

    Elle tenta de lui sourire mais finit par détourner le regard. Somewhere resta silencieux et l’observa d’un air curieux. Elle n’avait pas terminé sa réponse. L’un dans l’autre, c’était assez logique étant donné qu’elle n’avait pu passer plusieurs mois à ne rien faire d’autre qu’attendre de revoir le loup. Non il s’était passé quelque chose d’autre. Quelque chose de grave au regard de l’attitude de la louve. Elle ne refusait apparemment pas d’aborder le sujet mais Somewhere comprit qu’il lui en coûtait d’en parler.

      « J’ai rencontré un loup… »


    Somewhere ne tiqua pas. Elle n’avait toujours pas fini sa phrase. Il se borna à attendre, il ne voulait pas assimiler ses paroles à moitié, il comprendrait forcément de travers alors il devait patienter et laisser Latchula finir. Mais déjà les questions le tracassaient. Un loup ? Quel loup ? Un Black ? Un solitaire ?

      « Tu… Tu le connais. Et je veux que tu m’expliques ce qu’il s’est passé entre toi, Nameless Suffering, et sa sœur. »


    Il se raidit d’un coup et tourna vivement la tête. Son regard venait de virer vers un or sombre, dur, froid… Le loup n’était pas n’importe quel loup. Nameless Suffering. Ce seul nom le faisait trembler de rage. Il avait bien du mal à rester allongé près de Latchula comme si l’empreinte du grand loup brun était sur elle à présent. Il ne pouvait cacher sa haine face à ces deux là. S’ils s’en étaient pris à Latchula, il ne hésiterait pas à les provoquer en duel, à se battre pour l’honneur de sa sœur dusse-t-il mourir. Les deux Rebels semaient le trouble partout où ils allaient, l’odeur des Enfers les entouraient et Somewhere ne savait que trop ce dont ils étaient capables. Il se traita d’idiot d’avoir laissé Latchula toute seule. Elle était, avec Shadow, l’être le plus proche de lui. Première cible donc. Il n’aurait jamais du l’abandonner. Elle était capable de se débrouiller seule, certes, elle n’était pas chef des chasseurs pour rien mais ils étaient fils et fille du diable. Personne ne pouvait rivaliser contre eux tout seul.

    Somewhere sentait le regard inquisiteur de la louve posé sur lui. Il savait qu’elle ne dirait rien d’autre tant qu’il n’aurait pas répondu à ses interrogations. Mais il savait aussi qu’il ne pourrait lui cacher la relation qui s’entretenait entre les trois loups, aussi malsaine, mauvaise et haineuse soit-elle. Aussi injustifiée… Serrant les dents, il se força à respirer calmement. Les yeux fermés et la tête tournée d’un autre côté que celui de Latchula, il finit par lui répondre en soupirant :

      « Ils étaient les enfants de Never et Only, morts aujourd’hui. Ils ont toujours marqué leur haine face à la hiérarchie, les descendants des dominants et tout ce qui ressemble à une quelconque dominance. Louveteaux, nous n’avions de cesse de nous battre. Nous étions incapables de nous blesser mais je sais que si nous en avions été capables… nous l’aurions fait. Nameless et Fallen me vouent une haine sans borne depuis notre enfance. Je ne les porte pas dans mon cœur de mon côté. Il y a quelques temps, ils se sont détachés de la meute et ont créé les Rebels. Ce n’est pas vraiment une meute, c’est un groupe de loups sans hiérarchie autre que deux leaders dont tu devines les noms. Ils ont pour but de saper toute harmonie sur les terres. C’est en tout cas ce dont j’ai l’impression. Leur nombre grandit sans cesse et personne ne sait comment les arrêter. »


    Il baissa les yeux. Sa colère était passée, ou du moins le volcan qui était en lui et qui avait explosé tout à l’heure semblait reprendre son grondement perpétuel. Les yeux rivés au sol, il lâcha d’une voix atone :

      « Voilà ce qu’il y a entre nous. De la haine. Rien de plus. Rien de moins. »


    Son cœur se serra sans raison. Il soupira.

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Lun 08 Fév 2010, 16:43

    En voyant ses expressions changer au fur et à mesure qu’elle parlait, Latchula s’était demandé si elle avait réellement bien fait de lui poser cette question, de lui dire… Mais il était vital qu’elle sache car elle était victime de leurs différents. Latchula devinait dans le regard du mâle blanc que rien d’autre que la haine n’existait entre lui et les deux autres loups. C’était ainsi et rien ne pourrait y changer, encore moins ce qu’elle devrait lui apprendre. Somewhere confirma le cours de ses pensées en une explication qu’il peinait à lui donner. Il ne voulait pas la mêler à cette histoire, mais c’était trop tard, et même si ce n’était pas vraiment sa faute, il était un peu pour quelque chose dans ce qui lui était arrivé.

    « Ils étaient les enfants de Never et Only, morts aujourd’hui. Ils ont toujours marqué leur haine face à la hiérarchie, les descendants des dominants et tout ce qui ressemble à une quelconque dominance. Louveteaux, nous n’avions de cesse de nous battre. Nous étions incapables de nous blesser mais je sais que si nous en avions été capables… nous l’aurions fait. Nameless et Fallen me vouent une haine sans borne depuis notre enfance. Je ne les porte pas dans mon cœur de mon côté. Il y a quelques temps, ils se sont détachés de la meute et ont créé les Rebels. Ce n’est pas vraiment une meute, c’est un groupe de loups sans hiérarchie autre que deux leaders dont tu devines les noms. Ils ont pour but de saper toute harmonie sur les terres. C’est en tout cas ce dont j’ai l’impression. Leur nombre grandit sans cesse et personne ne sait comment les arrêter. »

    Ainsi Nameless voulait la mort de son ami pour une question de hiérarchie… Cette haine n’était le fruit que d’avis différents sur le rôle d’une meute et de ses membres. Latchula se surprit à sourire et se corrigea en affichant un air aussi neutre que possible. Somewhere fuyait son regard, de quoi avait-il peur ?

    « Voilà ce qu’il y a entre nous. De la haine. Rien de plus. Rien de moins. »

    Cela aurait été pire s’il avait fait quelque chose pour que les deux Rebels le haïssent, mais encore une fois il n’y était pour rien. Il n’était pas fautif. Et pourtant la colère et la tourmente le hantaient. Il s’en voulait et la louve ne savait comment le réconforter. La situation était malsaine : l’un se torturait de ne pas savoir protéger l’autre, et l’autre de ne pas pouvoir se débrouiller seule et le consoler. Cercle vicieux, infernal, qui se resserrait sur eux. Elle devait en sortir, lui expliquer que même sans cela, elle aurait rencontré le démon, et qu’elle n’était peut-être en vie que grâce au fait qu’elle connaissait Somewhere, qu’elle était comme sa sœur.
    Frottant son museau contre celui du loup, elle s’exprima d’une voix douce, rassurante.

    « Regarde-moi Somewhere. Cesse donc de te torturer pour cela. Je suis ici. Vivante. Il ne… Il ne m’a… rien fait… »

    Mensonge ! Mais elle retint le hoquet qui allait la secouer lorsqu’elle se rendit compte de ce qu’elle venait de dire. Presque précipitamment, elle ajouta :

    « Vois-tu sur moi quelconque trace de blessure qu’il ait pu m’infliger ? »

    Non, bien sûr que non. Il ne pouvait pas la voir, elle ne s’était pas encore développée. Mais pouvait-on appeler cela une blessure ? Si l’on tient en compte le fait que ce n’était pas son choix… oui. Cependant, elle s’était habituée à l’idée de pouvoir un jour être mère et quand bien même ses enfants seront-ils l’œuvre du diable, ils seront ses enfants.
    Ce dont elle était moins sûre, c’était ce qu’il dirait, lui. A son tour, elle détourna le regard, ne vérifiant même pas s’il lui avait obéit. Elle ne savait pas tricher, mentir, Somewhere s’en rendrait forcément compte, elle espérait juste que ce ne soit pas maintenant. Juste lui laisser le temps de trouver une autre excuse, de se rattraper. Ferait-il le lien avec ce qu’il venait de lui raconter ? La louve ne se faisait pas d’illusions. Il était intelligent, son instinct lui soufflait toujours vrai…Il s’en rendrait compte et voudrait sûrement le faire payer à Nameless.

    Elle avait peur. En aucun cas elle ne le laisserait aller l’affronter par crainte de le perdre de nouveau, et définitivement cette fois. C’était son propre problème si elle n’avait pas su se protéger et ne voulait surtout pas y mêler celui qu’elle considérait comme son frère.

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Mar 16 Fév 2010, 00:12

    Latchula frotta son doux museau contre celui du loup. Il eut un sourire triste.

      « Regarde-moi Somewhere. Cesse donc de te torturer pour cela. Je suis ici. Vivante. Il ne… Il ne m’a… rien fait… »


    Somewhere leva les yeux sur sa petite sœur.

      « Vois-tu sur moi quelconque trace de blessure qu’il ait pu m’infliger ? »


    Force eut été de reconnaître qu’elle avait raison. Pourtant Somewhere savait qu’il y avait quelque chose de malsain dans cette histoire. Sinon Latchula n’aurait pas pris la peine de lui en parler. Que lui avait-elle dit jusque là ? Qu’elle avait rencontré un loup, Nameless. C’était tout. Ca n’était pas ça qu’elle avait voulu lui dire. Elle n’avait pas terminé sa réponse. Quelque chose se cachait derrière sa rencontre avec Nameless et l’attitude gênée de Latchula malgré son sourire et ses doux regards trahissaient tout cela. Un problème épineux se posait cependant face à Somewhere. Prendrait-il le risque de pousser Latchula dans sa réflexion jusqu’à ce qu’elle lui avoue cette chose qu’elle lui dissimulait ? Chose qui prenait des proportions horribles dans la tête du dominant. Il avait peur. Peur pour Latchula. Et cette peur animait sa colère, la faisait renaître en lui. Ô comme il aurait aimé avoir Nameless sous la patte, sentir son sang couler dans sa gorge, contre ses babines retroussées par la haine.

    Presque imperceptiblement, Somewhere serra la mâchoire. Il voulait savoir ce qu’était cette chose, elle lui déplairait forcément mais il ignorait jusqu’à quel point. D’un autre côté, Latchula avait détourné le regard juste après lui avoir demandé s’il la voyait blessée. Cette réaction semait le doute en lui. Quelle était la meilleure réaction à avoir ? Celle qui ne blesserait pas Latchula. Mais quelle était-elle en pratique ? Il l’ignorait. Peut-être ne rien dire, la laisser venir lui annoncer…

      « N’en parlons plus, si tu veux bien. »


    Il lui sourit doucement, laissant sa curiosité de côté pour un moment. Il aurait tout le temps d’exploser la tête de Nameless plus tard. Ce qui comptait avant tout c’était le bonheur et la sérénité de Latchula. Il lui donna un affectueux coup de museau et lança à la cantonade :

      « Alors, quand est-ce que tu me trouves le prince charmant et que je deviens tonton ? »

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MessageSujet: Re: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve... [ Some ]   Jeu 18 Fév 2010, 21:22

    Les yeux baissés, Latchula ne le vit pas serrer la mâchoire mais elle le sentit se tendre. En relevant la tête, elle cru que son cœur allait se déchirer en constatant ô combien elle semait la discorde dans son esprit en lui cachant la vérité. Mais il n’était pas prêt à la connaître. Du moins se rassurait-elle en pensant cela. C’était plutôt elle qui n’avait pas le courage d’annoncer cette fatalité, mais elle ne se l’avouerait pas. Pas maintenant.
    Elle ne voulait pas voir son doux regard s’assombrir lorsqu’il apprendrait la nouvelle. Elle ne voulait pas l’envoyer à la mort en lui donnant l’occasion d’une vengeance perdue pour une cause toute aussi perdue.
    Elle voulait le garder près de lui. Elle voulait être égoïste.
    Et elle s’en voulait pour ça.

    « Alors, quand est-ce que tu me trouves le prince charmant et que je deviens tonton ? »

    Elle allait frotter son museau contre celui du loup blanc à son tour, mais elle stoppa son geste affectueux à la question de Somewhere. Son cœur eût un raté. Il ne redémarra pas de suite, ou en eût-elle juste l’impression. Mais son esprit, c’était sûr, ne fonctionnait plus. Ou trop. C’était comme si une voix lui hurlait danger sans pour autant lui donner de solution. Trouver quelque chose à dire. Réagir. Vite !

    Sourire.
    Elle se lève.
    Se détourne de nouveau.
    C’était peut-être bien la seule chose à ne pas faire.

    Mais comment pouvait-elle savoir qu’il allait les lancer sur ce sujet ? Ce sujet qu’elle avait tant voulu éviter. Ce sujet qui lui faisait faire des cauchemars éveillés… Mais il fallait répondre, où il saurait à coup sûr ce qu’il s’était passé. Répondre en éludant la question. Maintenant.

    « Es-tu si pressé de voir des louveteaux te courir dans les pattes et n’en faire qu’à leur tête ? »

    Le mieux serait même de lui renvoyer complètement la question… Ce qu’elle fit en le scrutant d’un regard malicieux après s’être tournée vers lui.

    « Avant que tu ne sois tonton, j’aimerai voir une dominante chez les Blacks. »

    Enfin… C’était plus une injonction qu’une question, mais tant que la discussion ne lui tournait pas directement autour, cela lui allait.
    Mais maintenant qu’elle y pensait, quel effet cela lui ferait de savoir qu’une autre louve que Shadow – à laquelle elle savait son ami très attaché, bien qu’elle soit morte – ou elle, ait une place dans le cœur du dominant ? Bien qu’elle veuille faire croire le contraire, elle savait qu’une pointe de jalousie la rongerait, mais elle ne devrait pas le montrer. Somewhere était son frère, l’amour qui existait entre eux ne pouvait pas être un autre que celui qui unit un frère et une sœur. Une autre affection serait malsaine. Elle en était consciente. Et pourtant…

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